SFI, le purgatoire des nouveaux arrivants.


Lorsque tu changes de pays, tout le monde : tes amis, les amis de tes amis, la coiffeuse de ta mère, à une opinion sur la meilleure façon de « t’intégrer ». Certains plaident pour l’intégration complète, et me conseillent de fuir les autres français comme la peste. D’autres craignent de te perdre « ne deviens pas trop comme eux quand même… » La totalité de ces bonnes âmes s’accordent toutefois sur un point, « il faut apprendre la langue ! »jean-baptiste_greuze_ennui_d5391372h

Si tu as la chance de déménager dans un pays qui offre des cours gratuits, tu te dis « Bingo, je vais m’inscrire la bas, être en totale immersion et rencontrer d’autres braves étrangers ! Nous parlerons ensemble cette merveilleuse nouvelle langue qui sera la nôtre, et dans trois mois je lirais tous les polars à base de fille, de bidon d’essences et de putain d’allumettes en version originale ! »

Lire la suite

Tiens chéri, si on allait acheter du frometon?

retro-couple-having-cocktails

Nous sommes dimanche soir, un mélange de solitude, de sudoku et de soupe à la tomate. Comme je ne voudrais pas vous voir tomber dans la neurasthénie je me suis dit que j’allais profiter de ce moment de calme pour partager avec vous quelques observations sur l’espèce humaine. Bien sûr je suis loin d’être sociologue, ou experte en quoi que ce soit, mais depuis que je vends du fromage j’ai eu maintes fois l’occasion de me rendre compte à quel point les gens sont bizarres et complexes en même temps.

Lire la suite

Va au bureau de l’immigration et prends-toi une claque dans la gueule.

Alors que le blog a pris des vacances d’été, certains changements ont eu lieu dans la vie des administratrices du blog.  Nous ne sommes pas là pour raconter nos vies mais néanmoins j’aimerais partager une expérience toute récente avec vous.

Ce matin je suis allé au bureau de l’immigration suédoise. J’avais déjà reçu  le papier magique qui disait que j’avais le droit de rester sur ce sol et  travailler ici. Le bureau de l’immigration avait estimé que ma relation avec mon « référent » suédois était assez sérieuse pour m’accorder le permis. Le grand déballage de notre vie avait été efficace, j’avais prouvé ma bonne foi et j’avais le privilège de recevoir un numéro d’identification en échange de mes empreintes digitales.

Lire la suite